Sur 46 771 employés sous contrat français, 55,44% des participants au référendum initié par Jean-Marc Janaillac, ont répondu NON !.

Mais la question qui se pose maintenant c'est à quoi ont-ils répondu NON ?!.

Ont-ils répondu NON à la proposition de leur PDG concernant l'échelonnement des augmentations salariales ?.

Ont-ils répondu NON à la nécessité pour la compagnie Air France de poursuivre ses efforts pour se rétablir face à la concurrence féroce que se livrent les compagnies aériennes, avant d'envisager une répartition plus juste des bénéfices?.

Les syndicats du Personnel au Sol qui ont appelé à voter NON, sont-ils d'accord pour que les pilotes obtiennent 4,7% de plus que le personnel au sol ou le Personnel Navigant Commercial ?.

Les agents Air France qui ont voté NON, trouvent-ils normal que sa petite soeur JOON se développe, en récupérant des lignes auparavant effectuées par leur Compagnie (exemple Paris-Le Cap !), en rognant sur la masse salariale de Personnel Navigant Commercial pour être compétitive, mais en conservant celle de Pilotes ?.

Les agents qui ont voté NON trouvent-ils normal que pour tout ce qui concerne le développement de Transavia, de JOON, la mise en place des nouveaux avions (comme le B787 Dreamliner ), la Direction soit obligée de demander l'avis des syndicats de pilotes, mais pas celui des syndicats du personnel au sol ou ceux des navigants commerciaux ?.

Les anglais qui ont voté pour le BREXIT semblent regretter leur vote de contestation primaire.

Les agents Air France qui ont voté NON à ce référendum de "sortie de crise", vont-ils rapidement regretter leur vote ?.

Pour ma part, je le crains.