Le scrutin devrait avoir lieu fin octobre, début novembre 2018.

Si les pouvoirs Régaliens (Justice, Ordre Public, Défense, Monnaie, Affaires Étrangères !), sont toujours du ressort de la France, l'archipel a acquis, avec les accords de Matignon le 26 juin 1988 et ceux de Nouméa le 5 mai 1998, une très grande autonomie. La plus importante au sein de la République Française.

Le Congrès Calédonien a en charge la préparation de cette consultation.

Il s'appuiera sur le Sénat Coutumier, constitué de 16 membres représentants les huit "aires coutumières" de l'archipel. Son avis est obligatoire sur tout projet de loi du pays et de délibération intéressant l’identité kanak (signes identitaires, statut civil coutumier, terres coutumières…).

La question qui sera posée pour ce référendum est cruciale. Il ne faudra pas que ce soit une question couperet qui enferme les Kanaks, minoritaires (40% de la population) en cas de victoire du "Non" !. Cette victoire du "Non" risque de faire glisser la jeunesse Kanak dans la violence et la délinquance.

D'un autre côté la victoire du "Oui" peut aussi voir la disparition d'une aide de 1,25 milliard d'€ que la France injecte chaque année dans l'économie en Nouvelle-Calédonie.

L'archipel détient 25% des réserves mondiales du Nickel, mais c'est sa seule richesse industrielle et elle ne représente que 4% de son PIB.

L'intitulé de la question qui sera posée devra, si possible, tenir compte du concept "indépendance-association" énoncé, dès 1985, par Edgard Pisani alors Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.

Cet archipel, colonie française depuis 1853, puis Territoire d'Outre Mer depuis 1946, va, en 2018, tourner une nouvelle page de son histoire.

Espérons que cela se fasse dans le calme et la sérénité.

Il reste moins d'un an pour trouver la bonne formulation !.